{"id":201,"date":"2021-07-03T10:30:15","date_gmt":"2021-07-03T08:30:15","guid":{"rendered":"http:\/\/ntsafack.com\/?page_id=201"},"modified":"2021-07-03T10:39:38","modified_gmt":"2021-07-03T08:39:38","slug":"communautes-de-sphingidae-et-saturnidae-dans-les-forets-tropicales-dafrique-centrale","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ntsafack.com\/index.php\/communautes-de-sphingidae-et-saturnidae-dans-les-forets-tropicales-dafrique-centrale\/","title":{"rendered":"Communaut\u00e9s de Sphingidae et Saturnidae dans les for\u00eats tropicales d\u2019Afrique centrale (poste IRD)"},"content":{"rendered":"\n<p>Projet pr\u00e9sent\u00e9 pour un poste \u00e0 l&#8217;IRD dans l&#8217;UMR EGCE.<\/p>\n\n\n\n<h3>Etude des communaut\u00e9s des Sphingidae et des Saturnidae dans les for\u00eats tropicales d\u2019Afrique centrale suivant des gradients temporels et spatiaux de perturbation et de restauration<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Mots cl\u00e9s <\/strong>: Biodiversit\u00e9, insectes, mod\u00e9lisation, zone tropicale, Afrique centrale, biologie des populations, d\u00e9forestation, restauration, parcs nationaux, coop\u00e9ration, UMR 247 EGCE.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1. Contexte et probl\u00e9matique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9forestation surtout en zones tropicales (Amazonie, Afrique centrale notamment) est l&#8217;un des probl\u00e8mes majeurs de notre \u00e9poque. Non seulement la perte de for\u00eats a un impact sur le climat global (r\u00e9chauffement)<sup><a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a><\/sup> et les ph\u00e9nom\u00e8nes locaux (\u00e9rosion des sols, aridit\u00e9)<sup><a href=\"#sdfootnote2sym\"><sup>2<\/sup><\/a><\/sup> mais la d\u00e9forestation est aussi une cause majeure de perte de biodiversit\u00e9<sup><a href=\"#sdfootnote3sym\"><sup>3<\/sup><\/a><\/sup>. Au-del\u00e0 des objectifs primaires de maintien de la biodiversit\u00e9 il ne faut pas perdre de vue que des populations souvent vuln\u00e9rables \u00e9conomiquement d\u00e9pendent des services \u00e9cosyst\u00e9miques fournis par les for\u00eats tropicales (et donc de leur biodiversit\u00e9) pour leur subsistance<sup><a href=\"#sdfootnote4sym\"><sup>4<\/sup><\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Des efforts de restauration sont entrepris, notamment par la cr\u00e9ation et gestion de r\u00e9serves naturelles, cependant leurs impacts sur la biodiversit\u00e9 sont encore mal connus.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, les insectes repr\u00e9sentent \u00e0 la fois la classe la plus diverse (1,3 million d\u2019esp\u00e8ces recens\u00e9es) et l&#8217;une des plus menac\u00e9e<sup><a href=\"#sdfootnote5sym\"><sup>5<\/sup><\/a><\/sup>. Les insectes des for\u00eats tropicales ont un r\u00f4le \u00e9conomique direct (source de nourriture consomm\u00e9e directement ou vendue sur les march\u00e9s)<sup>4<\/sup>. Les insectes ont aussi un r\u00f4le essentiel dans la cha\u00eene trophique, et leur perturbation entra\u00eene des effets en cascade sur de nombreuses esp\u00e8ces<sup><a href=\"#sdfootnote6sym\"><sup>6<\/sup><\/a><\/sup>. En zone tropicale surtout en Afrique \u00e9quatoriale, le ph\u00e9nom\u00e8ne est encore peu \u00e9tudi\u00e9. A contrario, certaines esp\u00e8ces comme les ravageurs prosp\u00e8rent lorsque l\u2019environnement est perturb\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est pourquoi il est crucial d&#8217;\u00e9tudier la biodiversit\u00e9 et les populations d&#8217;insectes en for\u00eat tropicale, et le lien avec la d\u00e9forestation d\u2019une part et les efforts de restauration et de conservation d\u2019autre part.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sphingidae et saturnidae sont des familles de papillons de nuit parmi les plus int\u00e9ressantes \u00e0 \u00e9tudier pour mod\u00e9liser les r\u00e9ponses de la biodiversit\u00e9 des insectes aux perturbations et restaurations en zones tropicales. En effet la biodiversit\u00e9 de ce groupe est tr\u00e8s bien document\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale<sup><a href=\"#sdfootnote7sym\"><sup>7<\/sup><\/a><\/sup>, moins dans les for\u00eats afrotropicales.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet propose d\u2019\u00e9tudier la biodiversit\u00e9 (g\u00e9n\u00e9tique et fonctionnelle) des sphingidae et saturnidae dans les r\u00e9serves naturelles des for\u00eats d\u2019Afrique centrale. Les trajectoires de biodiversit\u00e9 seront mod\u00e9lis\u00e9es suivant des gradients prenant en compte les changements globaux, les perturbations anthropiques mais aussi les efforts de restauration. Le complexe de parcs de Nki et Boumba Bek dans le sud-est du Cameroun constituera la premi\u00e8re zone d\u2019\u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p>Les parcs de Nki et Boumba Bek constituent une zone d\u2019\u00e9tude id\u00e9ale pour plusieurs raisons. Tout d\u2019abord la zone a \u00e9t\u00e9 assez peu \u00e9tudi\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. Ensuite la zone est proche d\u2019autres parcs (Lob\u00e9k\u00e9 au Cameroun, Mink\u00e9b\u00e9 au Gabon, Odzala-Kokoua et Nouabal\u00e9-Ndoki en R\u00e9publique du Congo, Dzangha-Sanga en Centrafrique) sur lesquels l\u2019\u00e9tude pourrait facilement \u00eatre \u00e9tendue ou du moins o\u00f9 des moyens peuvent \u00eatre mutualis\u00e9s avec des projets existants.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le complexe de parcs et les zones avoisinantes sont habit\u00e9s (fermiers bantous, peuples Baka) ce qui sera d\u2019une grande aide pour le travail de terrain, et constitue une motivation suppl\u00e9mentaire pour \u00e9tudier la bonne sant\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes et les trajectoires de biodiversit\u00e9 sur cette zone (impact direct sur les populations).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet sera le premier \u00e0 apporter des donn\u00e9es de biodiversit\u00e9 et de populations de sphingidae et saturnidae sur cette zone et avec ce niveau de compl\u00e9tude. De plus, il se propose d\u2019explorer plusieurs approches novatrices dans la mod\u00e9lisation des trajectoires de biodiversit\u00e9 et de l\u2019impact sur les \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet s\u2019inscrit dans un cadre plus large et permet des synergies avec d\u2019autres projets (voir partie 6). Le projet implique les chercheurs du Sud et les publics locaux. Le projet s\u2019int\u00e8gre dans le programme Jengi du WWF et fera suite aux projets SPHINX et Actias en cours qui ont grandement contribu\u00e9 \u00e0 la phylog\u00e9nie des esp\u00e8ces de Sphingidae et de Saturnidae.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se situe \u00e0 la crois\u00e9e de plusieurs pr\u00e9occupations majeures du XXIeme si\u00e8cle : biodiversit\u00e9, d\u00e9forestation en zones tropicales, conservation, et compr\u00e9hension des dynamiques des communaut\u00e9s et populations d\u2019insectes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. Sphingidae et Saturnidae<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les sphingidae et saturnidae font partie de la super-famille Bombycoidea<sup><a href=\"#sdfootnote8sym\"><sup>8<\/sup><\/a><\/sup>. Elles repr\u00e9sentent les familles les plus nombreuses en esp\u00e8ces respectivement 1463 esp\u00e8ces chez les sphingid\u00e9s et 2349 esp\u00e8ces chez les saturnid\u00e9s contre en moyenne 100 esp\u00e8ces chez les huit autres familles que comptent la super-famille Bombycoidea. La majorit\u00e9 de ces esp\u00e8ces vivent en milieu tropical et la biodiversit\u00e9 est la plus forte dans les \u00e9cosyst\u00e8mes de la ceinture \u00e9quatoriale africaine<sup><a href=\"#sdfootnote9sym\"><sup>9<\/sup><\/a><\/sup>. Les \u00e9tudes de R.Rougerie<sup><a href=\"#sdfootnote10sym\"><sup>10<\/sup><\/a><\/sup> et de V. Maicher<sup><a href=\"#sdfootnote11sym\"><sup>11<\/sup><\/a><\/sup> ont largement aid\u00e9 \u00e0 mettre de la lumi\u00e8re sur la phylog\u00e9nie des esp\u00e8ces de l\u00e9pidopt\u00e8res de la zone \u00e9quatoriale afrotropicale, cependant, l\u2019\u00e9cologie reste cependant sous-\u00e9tudi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La majorit\u00e9 des esp\u00e8ces des deux familles est nocturne. Elles compl\u00e8tent leur cycle de vie en moyenne en quatre mois lorsque les conditions sont favorables. Dans le cas contraire, apr\u00e8s 42 jours entre la ponte et les diff\u00e9rents stades larvaires, elles entrent en diapause pour 11 \u00e0 12 mois<sup><a href=\"#sdfootnote12sym\"><sup>12<\/sup><\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les esp\u00e8ces de sphingid\u00e9s sont caract\u00e9ris\u00e9es comme \u00e0 forte capacit\u00e9 de dispersion avec une faible fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019habitat alors que les saturnid\u00e9s sont plus fid\u00e8les \u00e0 leur habitat avec une faible capacit\u00e9 de dispersion<sup>2<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les larves de la plupart des esp\u00e8ces de ces familles sont des phytophages des arbres. Les saturnid\u00e9s se nourrissent sur feuilles matures alors que les sphingid\u00e9s s\u00e9lectionnent indiff\u00e9remment les feuilles jeunes ou matures. Les larves de certaines esp\u00e8ces sont comestibles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. Objectifs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la biodiversit\u00e9 et \u00e0 la dynamique des communaut\u00e9s de Sphingid\u00e9s et de Saturnid\u00e9s dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me forestier afrotropical. Il s\u2019agira notamment de d\u00e9terminer comment ces communaut\u00e9s r\u00e9agissent face aux perturbations d\u2019origine anthropique comme l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019utilisation des ressources foresti\u00e8res, face aux facteurs biotiques et abiotiques locaux, face aux efforts de restauration, et enfin face aux changements globaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Je chercherai \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 plusieurs questions :<\/p>\n\n\n\n<ol><li>Les dynamiques de la biodiversit\u00e9, des communaut\u00e9s et des populations d\u2019esp\u00e8ces des sphingidae et saturnidae.<ol type=\"a\"><li>Quelle est la biodiversit\u00e9 de sphingidae et saturnidae observ\u00e9e dans les parcs de Nki et Boumba Bek?<\/li><li>Quels sont les facteurs anthropiques (exploitation &#8211; d\u00e9forestation d\u2019un c\u00f4t\u00e9, restauration de l\u2019autre) qui expliquent les dynamiques de biodiversit\u00e9 et de population des sphingidae et saturnidae? Je mod\u00e9liserai ces trajectoires de biodiversit\u00e9 pour mieux comprendre et pr\u00e9voir les effets des actions humaines.<\/li><li>Quels sont les facteurs locaux et globaux (comme le changement climatique) qui influent sur la biodiversit\u00e9 et les populations de sphingidae et saturnidae&nbsp;? Ici aussi je mod\u00e9liserai ces trajectoires.<\/li><\/ol><\/li><li>L\u2019\u00e9cologie fonctionnelle et les services (et disservices) \u00e9cosyst\u00e9miques des sphingidae et saturnidae dans les parcs de Nki et Boumba Bek. Ces points seront \u00e9tudi\u00e9s dans un but de meilleure connaissance des \u00e9cosyst\u00e8mes des Suds mais aussi afin de pr\u00e9voir les effets des changements de biodiversit\u00e9 des sphingidae et saturnidae sur le reste de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, et en termes de services et disservices \u00e9cosyst\u00e9miques.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de ces questions d\u2019\u00e9tude, ce projet permettra de v\u00e9rifier certaines th\u00e9ories \u00e9tudi\u00e9es actuellement dans la communaut\u00e9 scientifique&nbsp;: Ce projet permettra de v\u00e9rifier la th\u00e9orie de la dette d\u2019extinction<sup><a href=\"#sdfootnote13sym\"><sup>13<\/sup><\/a><\/sup>. Ce projet permettra de v\u00e9rifier la th\u00e9orie unifi\u00e9e de biodiversit\u00e9 et de la biog\u00e9ographie de Hubell<sup><a href=\"#sdfootnote14sym\"><sup>14<\/sup><\/a><\/sup>. Ce projet permettra aussi de renforcer les r\u00e9sultats des projets SPHINX et Actias<sup>8<\/sup> sur le potentiel adaptif des esp\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin ce projet pourra alimenter les \u00e9tudes de biog\u00e9ographie mol\u00e9culaire en zone tropicale du professeur Myriam Harry (UMR 247 EGCE) pour relier paysage, fragmentation et biodiversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4. M\u00e9thodes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.1. Sites d\u2019\u00e9tude<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet se concentre sur la zone du complexe de deux parcs dans la zone de la for\u00eat tropicale \u00e9quatoriale. Ce choix se justifie par le fait que cette zone est peu \u00e9tudi\u00e9e en ce qui concerne les communaut\u00e9s d\u2019insectes&nbsp;; toutefois des \u00e9quipes de la WWF et du conservatoire national des parcs y sont install\u00e9es et des \u00e9tudes sur des macro mammif\u00e8res y sont men\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les parcs Boumba Bek et Nki sont deux parcs adjacents qui forment un complexe de parcs, situ\u00e9 dans le sud-est du Cameroun, dans la for\u00eat tropicale \u00e9quatoriale africaine<sup><a href=\"#sdfootnote15sym\"><sup>15<\/sup><\/a><\/sup>. Ils sont \u00e0 la fronti\u00e8re avec le Gabon. Le parc Nki (2\u00b027\u2019N &#8211; 14\u00b036 E) couvre une surface de 326.567 ha et le parc Boumba Bek (2\u00b055\u2019N &#8211; 14\u00b046 E) une surface de 238.941 ha<sup>12<\/sup>. Par leur surface, ils constituent la plus vaste zone prot\u00e9g\u00e9e du Cameroun.<\/p>\n\n\n\n<p>Le climat est caract\u00e9ristique des r\u00e9gions tropicales, de type \u00e9quatorial chaud et humide est compos\u00e9 de quatre saisons (deux saisons s\u00e8ches et deux saisons de pluie). La temp\u00e9rature annuelle moyenne est de 24 \u00b0C avec des moyennes mensuelles variant de 23,1\u00b0C \u00e0 25\u00b0C. L\u2019humidit\u00e9 relative de l\u2019air varie de 60 \u00e0 90 %1 et on observe une moyenne 1.500 mm\/an de pluviom\u00e9trie.<\/p>\n\n\n\n<p>La couverture v\u00e9g\u00e9tale du complexe de parcs de BB et Nki est majoritairement constitu\u00e9e d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes de for\u00eats entrecoup\u00e9es de taches de clairi\u00e8res, savanes s\u00e8ches et humides et, de prairies s\u00e8ches et humides. Du fait de sa localisation entre la r\u00e9serve de faune sauvage du Dja et le parc de Lob\u00e9k\u00e9, le complexe de parcs de BB et Nki constitue un habitat de choix pour de nombreuses esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales. Avec celles des parcs et r\u00e9serves voisins, les for\u00eats du complexe font partie d\u2019un massif forestier qui repr\u00e9sente l&#8217;un des derniers vestiges de for\u00eat vierge<sup>12<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.2. Mesures de l\u2019environnement<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je d\u00e9finirai trois types de gradients correspondant aux perturbations et facteurs que je souhaite utiliser dans les mod\u00e9lisations.<\/p>\n\n\n\n<p><em>1. Facteurs anthropiques<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agira ici de d\u00e9finir un ou des gradients de perturbation-restauration prenant en compte l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019exploitation ou d\u00e9forestation, mais aussi des facteurs temporels comme la dur\u00e9e des efforts de restauration.<\/p>\n\n\n\n<p><em>2. Facteurs locaux<\/em> : Il s\u2019agira ici \u00e0 la fois de variables paysag\u00e8res et spatiales (composition, fragmentation, distance de la lisi\u00e8re du parc&#8230;) mais aussi des variables sur l\u2019environnement local : type de for\u00eat (primaire\/secondaire) et \u00e2ge, densit\u00e9 du sous-bois, diversit\u00e9 des esp\u00e8ces d\u2019arbre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>3. Facteurs globaux<\/em> : Nous estimerons ici en priorit\u00e9 les effets du changement climatique : gradients de temp\u00e9rature et d\u2019aridit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"478\" src=\"http:\/\/ntsafack.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/carte-1024x478.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-202\" srcset=\"https:\/\/ntsafack.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/carte-1024x478.png 1024w, https:\/\/ntsafack.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/carte-300x140.png 300w, https:\/\/ntsafack.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/carte-768x359.png 768w, https:\/\/ntsafack.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/carte-583x272.png 583w, https:\/\/ntsafack.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/carte.png 1246w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Localisation des parcs de Nki et Boumba bek au sud-est du Cameroun. Cartographie openstreetmap.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.3. Echantillonnages<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les sites d\u2019\u00e9chantillonnage seront s\u00e9lectionn\u00e9s pour \u00e9viter les corr\u00e9lations entre les facteurs explicatifs et le biais de d\u00e9pendance spatiale des \u00e9chantillonnages de sp\u00e9cimens. De par mon exp\u00e9rience de conception et de r\u00e9alisation d\u2019\u00e9tudes de terrain (en Afrique) ainsi que de valorisation de donn\u00e9es de terrain, je serai \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00e9viter de nombreux probl\u00e8mes et de maximiser la qualit\u00e9 des donn\u00e9es produites en regard des efforts de terrain fournis.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019estime que pour avoir des donn\u00e9es exploitables, il faudrait une vingtaine de sites d\u2019\u00e9chantillonnages. Certains sites seront partag\u00e9s avec le programme Jengi de la WWF et d\u2019autres s\u00e9lectionn\u00e9s pour occuper autant que possible toute la surface des deux parcs, en tenant compte de l\u2019accessibilit\u00e9 (routes P6, P4, D76 notamment). Notre \u00e9quipe de pi\u00e9geage devrait \u00eatre compos\u00e9e de neuf personnes au total. Nous demanderons de l\u2019aide aux personnes habitant dans les parcs pour constituer trois \u00e9quipes de trois personnes. Chaque \u00e9quipe g\u00e9rera sept sites. Et nous organiserons un roulement entre les sites pour r\u00e9duire le biais li\u00e9 au groupe d\u2019\u00e9chantillonnage.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous utiliserons des pi\u00e8ges lumineux pour les adultes. Des \u00e9tudes<sup><a href=\"#sdfootnote16sym\"><sup>16<\/sup><\/a><\/sup> ont montr\u00e9 que la vitesse de vol moyenne des adultes de saturnid\u00e9s est de 30km\/h en moyenne et que 90% des individus arrivaient au pi\u00e8ge lumineux apr\u00e8s 4h d\u2019\u00e9clairage alors que les 50% des esp\u00e8ces de sphingid\u00e9s arrivaient aux pi\u00e8ges entre la tomb\u00e9e de la nuit (autour de 18h au niveau de l\u2019\u00e9quateur) et minuit. Nous garderons le pi\u00e8ge pendant 6h (18h-minuit) pour surveiller le mat\u00e9riel et r\u00e9duire la pollution lumineuse qui peut perturber d\u2019autres esp\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant les larves, nous proc\u00e9derons par mesures d\u2019infestation (simple comptage) et collectes (nombre d\u2019individus \u00e0 d\u00e9finir en fonction de l\u2019abondance totale observ\u00e9e par esp\u00e8ce). L\u2019activit\u00e9 des larves n\u2019\u00e9tant pas document\u00e9e dans la litt\u00e9rature, nous ferons ces mesures dans l\u2019apr\u00e8s-midi \u00e0 partir de 15h. Les larves des esp\u00e8ces des deux familles \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralistes, en fonction de la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces d\u2019arbres, nous adapterons le nombre d\u2019arbres \u00e9chantillonn\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la premi\u00e8re ann\u00e9e, nous nous concentrerons sur les saisons s\u00e8ches afin de diminuer la charge de travail et favoriser l\u2019acc\u00e8s aux sites. Pour les autres ann\u00e9es nous ajusterons le nombre de site et la fr\u00e9quence d\u2019\u00e9chantillonnage suivant les premiers r\u00e9sultats.<\/p>\n\n\n\n<p>Les individus pi\u00e9g\u00e9s seront conserv\u00e9s dans l\u2019alcool (apr\u00e8s mesures des traits fonctionnels) et stock\u00e9s dans le d\u00e9partement de biologie animale de l\u2019universit\u00e9 de Yaound\u00e9 1 g\u00e9r\u00e9 par le professeur Charles F\u00e9lix Bilong Bilong.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.4. Etudes au laboratoire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.4.1. Identification \u2013 Barcoding<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les insectes seront identifi\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019individu par moi-m\u00eame, une \u00e9quipe de techniciens (et des \u00e9tudiants du d\u00e9partement de biologie animale de l\u2019universit\u00e9 de Yaound\u00e9 1 dans le cadre d\u2019activit\u00e9s de science participative via travaux pratiques que nous pourrons mettre en place \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Yaound\u00e9 1. Les esp\u00e8ces non identifi\u00e9es seront envoy\u00e9es dans l\u2019\u00e9quipe de R. Rougerie (porteur du projet Actias, phylog\u00e9nie de des sphingidae et saturnidae, au Mus\u00e9um National d\u2019Histoire Naturelle de Paris) pour identification via barcoding.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.4.2. Mesures des traits fonctionnels<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je me mesurerai les traits fonctionnels des adultes pi\u00e9g\u00e9s pour quantifier leur fonction dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me. Pour les esp\u00e8ces dont les mesures de traits fonctionnels n\u2019existent pas dans la litt\u00e9rature, je mesurerai les traits li\u00e9s au d\u00e9placement (mesure envergure, longueur des diff\u00e9rentes parties des pattes) et \u00e0 la taille de l\u2019esp\u00e8ce (poids, mesures abdomen, thorax, t\u00eate). Le calcul de l\u2019indice de Rao nous permettra de quantifier les diff\u00e9rentes fonctions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.5. Analyse de donn\u00e9es et mod\u00e9lisation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour mod\u00e9liser les r\u00e9ponses de la biodiversit\u00e9 et des communaut\u00e9s, j\u2019utiliserai des outils statistiques que j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9s avec succ\u00e8s pour mod\u00e9liser les r\u00e9ponses des communaut\u00e9s d\u2019insectes \u00e0 leur environnement. Il s\u2019agira des techniques d\u2019analyses multivari\u00e9es comme l\u2019analyse canonique des correspondances (CCA) pour \u00e9tudier les d\u00e9terminants de la composition des communaut\u00e9s, des mod\u00e8les lin\u00e9aires g\u00e9n\u00e9raux (GLM, GLMM) pour \u00e9tudier les d\u00e9terminants de la structure des communaut\u00e9s (diversit\u00e9, abondance, etc.), des mod\u00e8les des moindres carr\u00e9s partiels (PLS) dans les situations o\u00f9 nous auront plus de pr\u00e9dicteurs que d\u2019observations, des mod\u00e8les de filtrage spatial des vecteurs propres (ESF) pour s\u2019affranchir des probl\u00e8mes d\u2019autocorr\u00e9lation spatiale pendant l\u2019analyse des effets des facteurs paysagers si jamais pour des questions de logistique les sites d\u2019\u00e9chantillonnages \u00e9tait spatialement d\u00e9pendant, notamment.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs j\u2019explorerai des mod\u00e8les novateurs : Machines \u00e0 vecteur de support, arbres de d\u00e9cision, for\u00eats al\u00e9atoires<sup><a href=\"#sdfootnote17sym\"><sup>17<\/sup><\/a><\/sup>,<sup><a href=\"#sdfootnote18sym\"><sup>18<\/sup><\/a><\/sup>. Pour ce faire je m&#8217;appuierai sur les comp\u00e9tences de l\u2019unit\u00e9 de recherche UMMISCO (Unit\u00e9 de mod\u00e9lisation math\u00e9matique et informatique de syst\u00e8mes complexes &#8211; unit\u00e9 IRD 209) qui poss\u00e8de une antenne \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 1.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4.6. Travaux de sensibilisation, mise en valeur de la production scientifique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet permettra la production d\u2019articles dans des revues internationales, en \u00e9tant \u00e0 la fois novateur (zone d\u2019\u00e9tude, application des outils de mod\u00e9lisation entre autres) et parfaitement ins\u00e9r\u00e9 dans les d\u00e9bats scientifiques actuels (biodiversit\u00e9, perturbations notamment)&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>Science participative<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, des efforts seront entrepris pour impliquer la population locale dans l\u2019\u00e9chantillonnage (science participative avec des publics habituellement peu touch\u00e9s par ce type d\u2019action) et les \u00e9tudiants lors du travail de terrain.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Jeunes publics<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, des actions de vulgarisation seront men\u00e9es aupr\u00e8s de jeunes publics, en continuation des actions pour les jeunes et les scolaires d\u00e9j\u00e0 men\u00e9es au Cameroun.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>5. Coh\u00e9rence scientifique avec mon parcours, atouts pour le projet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mon travail de th\u00e8se ainsi que mes exp\u00e9riences post doctorales&nbsp;m\u2019ont id\u00e9alement pr\u00e9par\u00e9e pour ce projet. Ainsi durant ma th\u00e8se j&#8217;ai con\u00e7u et g\u00e9r\u00e9 le protocole de terrain en Afrique subsaharienne (principalement nord B\u00e9nin). Je me suis appuy\u00e9e sur les populations locales pour m&#8217;aider sur le terrain. J&#8217;ai une bonne exp\u00e9rience de pi\u00e9geage des insectes notamment le pi\u00e9geage lumineux des l\u00e9pidopt\u00e8res noctuelles. Lors de mes travaux post th\u00e8se j&#8217;ai approfondi mon exp\u00e9rience en valorisation de donn\u00e9es, en protocoles de terrain et de laboratoire, en d\u00e9veloppement de collaborations, en recherche de financements sur projet, en \u00e9cologie des insectes. Mon exp\u00e9rience de recherche porte sur les r\u00e9ponses des communaut\u00e9s d&#8217;insectes au changement de leur environnement. Ce projet est donc la continuation logique de mes travaux. Je suis parfaitement \u00e0 m\u00eame de&nbsp;d\u00e9velopper l&#8217;aspect scientifique du projet, d\u00e9velopper la m\u00e9thodologie, g\u00e9rer les \u00e9tudes sur le terrain, d\u00e9velopper les coop\u00e9rations. J&#8217;ai d\u00e9j\u00e0 des contacts de travail avec avec l\u2019IRD en France et au Cameroun, avec le Cirad au Cameroun, avec des chercheurs camerounais. J&#8217;ai \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudiante dans les Universit\u00e9s de Dschang et de Yaound\u00e9 1 et connais bien le pays et sa culture.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>6. Insertion dans l\u2019IRD, coop\u00e9rations, synergies<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je serai \u00e9paul\u00e9e par le docteur Philippe Le Gall de l\u2019IRD (UMR 247 EGCE) pour les premiers contacts et l&#8217;organisation des d\u00e9buts du projet au Cameroun. C&#8217;est le docteur Philippe Le Gall qui m&#8217;a orient\u00e9 vers ce projet et encourag\u00e9 \u00e0 le pr\u00e9senter. Je suis \u00e9galement en contact avec plusieurs membres de l&#8217;\u00e9quipe EGCE qui m&#8217;ont encourag\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter ce projet. J&#8217;ai notamment d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 des articles avec le docteur Fran\u00e7ois Rebaudo (Ing\u00e9nieur de Recherche IRD UMR 247 EGCE) qui m\u2019aide sur certains aspects des analyses spatiales que je mets en \u0153uvre. Par ailleurs, je pourrai travailler avec le professeur Myriam Harry (UMR 247 EGCE) dont les \u00e9tudes concernent notamment le lien entre paysage, fragmentation et biodiversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Des coop\u00e9rations locales seront nou\u00e9es avec l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 1, le d\u00e9partement de biologie animale pour les identifications et l\u2019antenne camerounaise de l\u2019UMMISCO pour un appui en mod\u00e9lisation. L\u2019UMMISCO est \u00e9galement porteur d\u2019un projet en recherche de financement, ANIS (Accuracy of Niches Improved by Satellite). Ce projet cherchera \u00e0 mod\u00e9liser les distributions spatiales d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales, et des donn\u00e9es pourront \u00eatre partag\u00e9es afin d\u2019affiner les mod\u00e9lisations d\u2019ANIS d\u2019un c\u00f4t\u00e9, am\u00e9liorer la pr\u00e9cision des facteurs explicatifs pour mon projet de l\u2019autre. De m\u00eame, je renforcerai mes collaborations avec le docteur Tonleu de l\u2019universit\u00e9 de Dschang dont les travaux de th\u00e8se (2019) portaient sur les esp\u00e8ces d\u2019oiseaux nicheurs des sous-bois du parc de Korup. Nous avons soumis ensemble une publication sur le sujet.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, Au-del\u00e0 de l\u2019UMR EGCE de l\u2019IRD, ce projet s&#8217;inscrit dans un contexte scientifique qui permet des interfaces avec des projets existants ou \u00e0 venir&nbsp;: projets ACTIAS et SPHINX de Rodolphe Rougerie&nbsp;et \u00e9tudes de Vincent Maicher.<\/p>\n\n\n\n<p>En phase de recherche de financements et de d\u00e9veloppement des coop\u00e9rations, des partenariats&nbsp;et synergies (mutualisation de moyens, partage de donn\u00e9es) peuvent \u00eatre envisag\u00e9s avec plusieurs organismes r\u00e9gionaux ou transnationaux.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019OFAC (Observatoire des For\u00eats d&#8217;Afrique Centrale) effectue des travaux sur la biodiversit\u00e9. Notamment l&#8217;utilisation de l&#8217;outil IMET (Integrated Management Effectiveness Tool) de l&#8217;OFAC est une possibilit\u00e9. Cet outil est d\u00e9di\u00e9 au suivi des aires prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Le CIFOR (Center for International Forestry Research) peut \u00e9galement \u00eatre un interlocuteur avec lequel des synergies sont possibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin le PFBC (Partenariat pour les For\u00eats du Bassin du Congo) pourra \u00eatre sollicit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>7. Int\u00e9r\u00eat au regard des missions et des priorit\u00e9s de l\u2019IRD et de l\u2019UMR 247 EGCE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet se situe au c\u0153ur des missions de l\u2019IRD.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon projet s&#8217;ins\u00e8re dans deux programmes structurants interdisciplinaires et partenariaux (PSIP). Il correspond parfaitement au PSIP Pr\u00e9servation et Valorisation de la Biodiversit\u00e9 et peut \u00e9galement concerner le PSIP Al\u00e9as, Risques et Services Climatiques. Ce projet r\u00e9pond \u00e0 l&#8217;objectif de d\u00e9veloppement durable (ODD) 15 Vie Terrestre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet s\u2019ins\u00e8re \u00e9galement parfaitement dans les projets de recherche de l\u2019UMR EGCE et plus particuli\u00e8rement dans le D\u00e9partement \u00c9cologie \u00c9volution des Insectes Tropicaux (DEEIT) dont les objectifs sont d\u2019identifier les m\u00e9canismes qui sous-tendent les r\u00e9ponses des insectes aux pressions biotiques et abiotiques, et de pr\u00e9dire les impacts des changements globaux ult\u00e9rieurs vers des perspectives appliqu\u00e9es dans la gestion de l\u2019environnement et la conservation de la biodiversit\u00e9, ce qui est exactement le th\u00e8me du projet. Le projet est soutenu par ce d\u00e9partement. La mise en place et le d\u00e9veloppement du projet en seront facilit\u00e9s et l&#8217;apport du projet \u00e0 l\u2019IRD est manifeste.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a> van der Werf et al, 2009; doi&nbsp;: 10.1038\/ngeo671<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote2anc\">2<\/a> Ross SM et Dykes A, 1996&nbsp;; <em>in Tropical Rainforest Research doi: 10.1093\/forestscience\/43.3456.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote3anc\">3<\/a> Akite et al, 2015&nbsp;; doi: 10.1002\/ece3.1477<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote4anc\">4<\/a> Motte-Florac et Le Gall. 2016. Savoureux insectes. De l\u2019aliment traditionnel \u00e0 l\u2019innovation gastronomique<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote5anc\">5<\/a> S\u00e1nchez-Bayo F et Wyckhuys KAG, 2019&nbsp;; doi&nbsp;:10.1016\/j.biocon.2019.01.020<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote6anc\">6<\/a> Vogel G. 2017 doi:10.1126\/science.aal1160<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote7anc\">7<\/a> Jansen, 1984, Tropical big moth: Saturnidae and Sphingidae. Oxf. Surv. Evol. Biol. 1:85\u2013140<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote8anc\">8<\/a> Heppner, 2004, Hawk Moths (Lepidoptera: Sphingidae). In: Encyclopedia of Entomology. Springer, Dordrecht, https:\/\/doi.org\/10.1007\/0-306-48380-7_1959<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote9anc\">9<\/a> Jansen, 1984, Tropical big moth: Saturnidae and Sphingidae. Oxf. Surv. Evol. Biol. 1:85\u2013140<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote10anc\">10<\/a> Rougerie, 2008-2020, D\u00e9partement Syst\u00e9matique et Evolution, MNHN<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote11anc\">11<\/a><sup> <\/sup>Maicher V et al, 2018 \u2013 doi&nbsp;: 10.1002\/ece3.4704<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote12anc\">12<\/a> Rougerie et Estradel, 2008, 10.1002\/jmor.10562<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote13anc\">13<\/a> Brooks et al, 1999, doi&nbsp;: 10.1046\/j.1523-1739.1999.98341.x<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote14anc\">14<\/a> Hubell S et Borda de Agua L, 2004 \u2013 doi&nbsp;: 10.1890\/04-0808<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote15anc\">15<\/a> UNESCO, https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/listesindicatives\/6308\/<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote16anc\">16<\/a> Jansen, 1984, Tropical big moth: Saturnidae and Sphingidae. Oxf. Surv. Evol. Biol. 1:85\u2013140<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote17anc\">17<\/a> Fox EW et al, 2018 \u2013 doi&nbsp;: 10.1007\/s10661-017-6025-0<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote18anc\">18<\/a> Breiman, LR, 2001 \u2013 doi: 10.1023\/A:1010933404324<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projet pr\u00e9sent\u00e9 pour un poste \u00e0 l&#8217;IRD dans l&#8217;UMR EGCE. 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